La vitamine C est l'actif le plus vendu du soin visage, et probablement le plus mal utilisé. Voici ce qui compte réellement quand on choisit un sérum.
La forme compte plus que le pourcentage
Toutes les vitamines C ne se valent pas. L'acide L-ascorbique est la forme la mieux documentée : c'est celle sur laquelle reposent la quasi-totalité des études cliniques. Elle a un défaut, elle s'oxyde vite. Les dérivés — ascorbyl glucoside, magnésium ascorbyl phosphate — sont plus stables mais doivent être convertis par la peau, ce qui réduit d'autant leur efficacité réelle.
Un sérum à 15 % d'acide L-ascorbique correctement formulé fait plus qu'un sérum à 25 % mal stabilisé qui aura viré au marron avant la fin du flacon.
Le seuil utile se situe entre 10 et 20 %
En dessous de 8 %, l'effet antioxydant existe mais l'action sur les taches devient anecdotique. Au-dessus de 20 %, l'efficacité plafonne pendant que le risque d'irritation continue de grimper. La zone de confort se situe autour de 15 %.
L'acide férulique change tout
Associer la vitamine C à la vitamine E et à l'acide férulique multiplie sa stabilité et sa photoprotection. Cette combinaison, décrite par les travaux de l'université Duke, est devenue le standard de la formulation sérieuse. C'est celle que nous utilisons.
Le matin, et seulement le matin
La vitamine C protège des radicaux libres générés par les UV et la pollution. Sa place est donc le matin, sous la protection solaire — pas le soir, où le rétinal travaille mieux.
Trois à quatre gouttes sur peau propre, avant la crème. Puis un SPF, toujours.
Comment savoir qu'un sérum est mort
Un sérum de vitamine C fraîchement formulé est incolore à jaune paille. S'il vire à l'orange soutenu puis au brun, il est oxydé : il ne fera plus rien. Rangez-le à l'abri de la lumière, refermez-le bien, et terminez-le dans les six mois suivant l'ouverture.